Nomad Lovers

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Sunday

10

April 2016

Des nomades lents...

by chris, on Lifestyle

bâteau pêcheurs sur tenerife

Il y a deux ans, le phénomène "digital nomads" prenait de l'ampleur, et on commençait à lire beaucoup d'articles. Des jeunes qui vendaient toutes leurs possessions pour partir "à durée indéterminée" à travers le monde, tout en continuant à travailler via internet.

Aujourd'hui, on commence à lire des articles sur une sorte de burnout du digital nomad. Des nomads partis il y a quelques années, qui rentrent au pays, exténués et désabusés...

Comment on fait ?

Elo et moi sommes partis il y a 18 mois maintenant, à Malte. On pensait y rester plus longtemps, on parlait de 2 ans au moins. Aujourd'hui on est à Tenerife, pour un an, peut être plus. Certes, avec un chat, c'est plus compliqué de bouger toutes les 2 semaines... mais surtout ça n'a jamais été notre objectif.

On a envie de vivre agréablement, de profiter de la vie, d'avoir notre petit confort. On a la chance de voyager en couple, et donc de ne pas ressentir la solitude souvent exprimée par ces nomades repentis. Mais surtout on ne cherche pas à vivre une vie radicalement différente de celle à laquelle on était habitués !

Lorsqu'on voyage, les chocs se multiplient, alors avoir un ancrage, ça aide. Avoir un "chez soi" ça peut faire une grosse différence, même si ça implique qu'on voyage moins souvent, qu'on est un "voyageur lent" !

Le futur

On va continuer notre chemin, dans les années qui viennent. On a des destinations plein la tête, mais une chose est sûre: on ne se transformera pas en ultra-nomades. Quand on regarde les conditions de visa pour certains pays, on regrette qu'il soit difficile de passer plus de 3 ou 6 mois dans certains ! Même pour de petits pays...

On vit dans des lieux que beaucoup appellent leur "lieu de vacances", mais on ne vit pas comme des touristes. On retourne 10 fois au même endroit si ça nous plaît, on trouve nos petites habitudes, on développe des routines.

Bien sûr l'excitation est à son comble quand on arrive dans un nouveau pays, mais on n'en fait pas une drogue. Bien sûr on aime découvrir et explorer, s'émerveiller, mais on ressent aussi le besoin de vivre "normalement".

Les ultra-nomades, une mode

Il y a toujours eu des voyageurs, mais ces ultra-nomades qui vont d'auberge de jeunesse en hôtel, d'aéroport en aéroport, sont une nouveauté... et probablement une mode.

Je n'irai pas jusqu'a dire qu'ils se sont brûlés les ailes à vouloir remplir leur Instagram, ça serait ridicule, mais les réseaux sociaux ont pu leur donner une idée de rythme insoutenable, une soif de nouveauté permanente.

Le mouvement des "digital nomads" n'est pas près de s'essouffler, mais il va sans doute gagner en maturité. Avoir 50 visas sur son passeport ne sera plus un signe de réussite mais un aveu d'égarement.

Le camp de base

Depuis qu'on est partis, on se dit qu'on va se trouver un camp de base, un endroit où on se sentira bien, suffisamment bien pour y revenir de temps en temps. 6 mois à parcourir le monde avec des visas de 2 ou 3 mois, et 6 mois à vivre plus tranquillement. Tenerife est un bon candidat, mais peut-être qu'on aura plusieurs camps de base ?

C'est ça le plan, qui satisfera notre envie de voyager, de nous émerveiller du monde, et notre besoin d'avoir une vie.